Bonsoir !
C’est un plaisir que de vous retrouver. Et oui, il y a quelques jours un incident technique a supprimé l’ensemble du contenu de ce blog. C’est donc un peu déçu que je m’étais résigné à en rester là pour l’instant, à m’arrêter dans cette lancée, dans ce jeu de l’écriture. Car je me suis vraiment pris au jeu, en m’apercevant que j’aimais écrire, que j’aimais travailler la recherche du mot juste au bon endroit. J’aime surtout vous proposer ce mélange de texte et d’image, le cliché illustrant le propos et le discours décryptant la photo.
D’un autre côté, j’en était arrivé à la conclusion qu’au fond je n’avais pas vraiment le temps de me vouer à cette nouvelle mission que d’écrire à un rythme régulier.
Mais le service client de mon hébergeur étant très performant, me revoici à vous verser ma prose. Car la tentation de continuer l’aventure s’impose naturellement… Je compte donc sur vous pour réserver un accueil chaleureux à
La photo de la semaine !
Je vous expliquais dans le dernier article, qu’il existe parfois certaines images qu’on ne peut expliquer. C’est le cas de cette photo d’un chemin de pierres menant à un lac de sel dans la Cordillère des Andes, au Chili.
Au moment où ce court article était publié, le blog de Darth lançait une réflexion sur l’importance et la place du matériel dans la création photographique. Drôle de coïncidence quand on sait que cette photo a été prise avec un appareil jetable, c’est à dire du matériel très bas de gamme, mais qui incite à la recherche artistique, qui suscite l’inspiration, et dont les défauts optiques font sans aucun doute le charme du cliché. Je vous encourage donc à aller rendre visite à Darth, dont le blog fait partie de ceux qui m’ont donné envie de me jeter dans le bain.
Et pour ne pas perdre les bonnes habitudes, je vous souhaite une excellente soirée amis d’ici et d’ailleurs !
En ce lendemain de manifestation contre la réforme des retraites, la question du nombre de manifestants fait une fois de plus débat. Alors, qui croire !?
Comme vous l’avez compris, ce blog est tout à fait apolitique et nous nous en tiendrons donc aux chiffres ! Les chiffres justement… 3 millions de manifestants selon les organisations syndicales, 1 million selon la police… Étrange, n’est-ce pas ?
On peut alors légitimement se demander comment sont comptés ces fameux manifestants.
Je me suis donc rendu pour vous à cette manifestation sur le parcours République-Bastille-Nation pour essayer de mieux comprendre tout ça :
Méthode de comptage des organisations syndicales :
La première étape consiste à chronométrer le temps de trajet de la manifestation, puis à en déduire la longueur du cortège. Dans ce calcul, la vitesse de marche des manifestants soit considérée comme étant de 2km/h.
Exemple : On va donc par exemple trouver qu’entre le premier et le dernier manifestant passant une certaine ligne, il s’écoule 1h30. Si le trajet fait 1km (il faut donc 30 minutes pour le parcourir à 2km/h), on en déduit que la manifestation fait 3km du premier au dernier manifestant.
Il va ensuite s’agir d’estimer le nombre de manifestants sur des bandes de 1m. Pour obtenir une valeur à peu près cohérente, des mesures sont faites en différents points puis moyennées.
La fin vous la connaissez : si on a compté 20 personnes par bande de 1m, sachant que nous avons un cortège de 3.000m, la manifestation compte 20 x 3.000 = 60.000 personnes.
Méthode de comptage de la police :
Un peu comme dans la méthode précédente, on détermine le nombre de nombre de manifestants dans une bande de 1m de large. Mais cette fois-ci les policiers vont compter le nombre de rangées qui passent devant eux à un endroit précis.
Reprenons l’exemple de tout à l’heure : on estime qu’il y a 20 personnes dans chaque bande de 1m de large. Durant l’après-midi de manifestation, les policiers comptent 3.000 bandes de 1m qui passent devant eux. On obtient comme précédemment 20 x 3.000 = 60.000 personnes.
Conclusion :
Les deux méthodes devraient à priori amener à des résultats très proches. Cependant, beaucoup d’approximations dans les deux cas (la vitesse de marche des manifestants, le nombre de personnes dans les bandes de 1m, …) nous montre qu’aucune des deux parties n’obtient de cette façon des résultats précis.
On peut ensuite bien sûr imaginer que les syndicats aient tendance à augmenter ses propres chiffres, et la police à les diminuer, mais il s’agit là de suppositions qui prennent un caractère politique qui nous dépasse totalement.
Au final, il n’est pas facile de répondre à la question intéressante qui est de savoir qui croire… La solution n’est-elle pas tout simplement de prendre une valeur moyenne, entre les chiffres des syndicats et ceux de la police ?
Dans l’avenir, on pourrait imaginer des systèmes automatisés de comptage de foule déjà utilisés à l’étranger mais qui posent encore un problème éthique en France, ou plus simplement des vues aériennes qui permettraient d’estimer facilement l’étendue du cortège.
Comment un nuage se forme-t-il ? Je suis certain que vous vous posiez en ce moment même la question !
Avant de pouvoir répondre, quelques prérequis sont nécessaires :
? Un nuage c’est quoi ? Oui bon je sais que c’est les trucs blancs dans le ciel, mais il y a quoi dedans ?! Alors un nuage c’est basiquement une concentration de gouttelettes d’eau en suspension dans l’air. De l’eau liquide, hein ! Et dans certains cas des cristaux de glace…
? D’accord, mais il y a donc de l’eau qui se balade comme ca dans le ciel ?! Il faut savoir que dans l’air qui nous entoure, il y a en permanence de la vapeur d’eau c’est à dire de l’eau sous forme de gaz, totalement invisible. S’il y a un point à retenir aujourd’hui, c’est le suivant : La quantité de vapeur que peut contenir l’air dépend de sa température. En effet, l’air chaud peut en contenir plus que de l’air froid. En Guadeloupe par exemple, l’air qui est chaud, pourra contenir plus d’eau sous forme gazeuse que l’air très froid du pôle nord ! Vous ne trouvez pas qu’en hiver l’air est plus sec qu’en été ?
? Bon OK admettons. Mais dans ce cas, comment de l’eau liquide arrive-t-elle à se retrouver la haut ? Comme je viens de vous l’expliquer, l’air chaud peut contenir plus de vapeur d’eau que l’air froid. Imaginez donc que je prenne de l’air chaud et que je le refroidisse. Que va-t-il se passer ? Il va arriver un moment où l’air ne peut plus contenir de vapeur. On est arrivé au max ! Et si on refroidit encore davantage cet air, et bien la vapeur l’eau qui était sous forme de gaz va être obligée de passer sous forme liquide.
Prenons un exemple pour bien comprendre : vous êtes dans votre voiture en hiver. A l’intérieur, l’air est chaud et humide parce que vous respirez beaucoup ! Mais les vitres sont très froides, et à leur contact l’air est fortement refroidi. Cet air refroidi va donc arriver au max de la vapeur d’eau qu’il peut contenir, et quand les vitres vont encore le refroidir l’eau va passer à l’état liquide. C’est ce qui donne la buée ! Késako ! Pour enlever la buée il y a donc deux solution, vous l’aurez compris : avoir de l’air froid dans la voiture (qui ne sera alors pas refroidi, ayant la même température que l’extérieur), ou bien chauffer les vitres (ce qui se fait en soufflant de l’air chaud sur le pare-brise).
? J’ai tout bien suivi et j’en suis fier, mais il n’y a pas de vitre dans le ciel, alors elle est nulle ton explication !! Oui, c’est vrai, dans le ciel il n’y a pas de vitre (notez la perspicacité du constat), mais il y a tout de même quelque chose qui va refroidir l’air. C’est tout simplement qu’en altitude, il fait beaucoup plus froid qu’au sol. A 11km de nos têtes par exemple, il fait environ -55°C. Un temps à mettre un esquimau dehors, quoi… Donc si vous prenez un petit peu d’air chaud et que vous le montez en l’air, et bien il va refroidir, arriver au max, puis transformer sa vapeur d’eau en eau liquide. Enfin maintenant vous connaissez bien le processus…
? Youhou, j’ai compris ! On a donc pris de l’air chaud, on l’a monté dans du froid, donc l’air chaud à refroidi comme tout à l’heure au contact de la vitre. En refroidissant, l’air pouvait donc contenir de moins en moins de vapeur d’eau jusqu’à une limite. Passé cette limite, si on continue à refroidir notre air, la vapeur d’eau (de l’eau sous forme gazeuse donc) va se transformer en eau liquide. Et de l’eau liquide en suspension dans l’atmosphère, c’est en fait un nuage ! C’est simple comme bonjour finalement… CQFD !
Dans le prochain épisode, nous verrons de quelle manière l’air chaud monte en altitude et est refroidi, et nous comprendrons ainsi pourquoi il y a différentes formes de nuages. Mais surtout nous apprendrons à reconnaitre les principaux nuages que nous avons au-dessus de la tête ! Indispensable pour briller en société !
Afin de lancer ce blog et de vous y faire participer, je vous propose aujourd’hui un petit jeu :
La « Photo du Jour Mystère »
Il s’agit d’une photo du jour pas tout à fait comme les autres dans le sens où une grande partie a été cachée.
Votre mission est simple : Il ne vous reste plus qu’à deviner ce qui se cache derrière ce masque bleu…
N’hésitez pas à faire des propositions, ça fera avancer tout le monde !
Et une fois la réponse trouvée, vous aurez bien sûr droit à la photo dans son intégralité et à l’habituel petit article qui l’accompagne !
A présent, à vous de jouer !
Indice au 28/09/2010 :
Les universités iraniennes en parlent actuellement comme d’une chaise à trois pieds !
Bon, maintenant que vous avez cet indice qui aide vraiment beaucoup, j’attends une réponse très précise !
C’est à vous !
Résultat :
Félicitation aux gagnants ! Betty la première, puis Cyril qui confirme et précise la réponse peu après, remportant ainsi le prix spécial du jury !
C’était facile, n’est-ce pas ?
A très bientôt pour une nouvelle photo du jour !
Homonyme d’une interjection exprimant approximativement le cri du canard colvert, ainsi que d’un joli petit village du Berry, le coing est un fruit donc l’apparence se situe entre la pomme et la poire.
Mais c’est surtout ma confiture préférée. A vrai dire il faudrait plutôt parler de gelée, car le processus de fabrication comprend deux étapes. La première consiste à couper puis à cuire les fruits afin d’en extraire le jus. Le sirop ainsi obtenu est ensuite mélangé au même poids de sucre avant une deuxième cuisson à gros bouillon puis la mise en pots.
Attention, je tiens tout de suite à vous mettre en garde : sachez que si vous décidez de vous attaquer à la réalisation de ce met délicieux, il vous faudra force, courage et bravoure ! C’est que le coing, c’est dur comme du béton…! D’ailleurs, il se mange uniquement cuit, en gelées, pâtes de fruits ou gâteaux. Il semble cependant qu’en Europe de l’Est, il soit utilisé comme un légume, cuit en purée ou en soupe avec des pommes de terre.
Je vous propose à présent quelques petites informations utiles pour briller en société, ou faire l’intéressant au prochain repas de famille :
Il est bon à ce propos de savoir que le coing est le fruit du cognassier. Son apport calorique a beau être très faible, de l’ordre de 30kcal pour 100g (idéal donc pour la grande tante qui a peur de prendre du poids), il est riche en vitamine C (à donner à mémé pour qu’elle pète la forme). Originaire des bords de la mer Caspienne, il était déjà apprécié en Grèce Antique, fourré au miel.
A l’heure actuelle la Turquie est le premier producteur mondial de coing (quinces en anglais) avec près de 100.000 tonnes produites en 2009 selon les Nations Unies. Cependant on le trouve aussi dans de nombreux vergers de l’est de la France, particulièrement en Alsace, où il fera son apparition au début de l’automne.
Je vous laisse, une épaisse tartine abondamment beurrée et recouverte de cette délectable gelée attendant que je la dévore !
Bon appétit amis d’ici et d’ailleurs !
Suite aux milliers, que dis-je, aux milliards de demandes émanant de toutes parts, je me vois obligé de plier sous les pressions répétées et incessantes des aficionados, des groupies, des fanatiques même !
Vous l’avez aimée, vous l’avez réclamée, voici donc le retour tant attendu de la fameuse photo du jour ! Moi, en faire un peu trop ? Jamais…
Pour ce retour de notre rendez-vous photographique, le choix du sujet a été cornélien. Il fallait trouver une idée qui éveille votre intéret afin de vous amener à lire ces quelques lignes : pari réussi ! Mais le défi est aussi de susciter votre émotion, de vous faire réagir.
Voici donc Michel Godin des Mers. Michel construit des fontaines à partir de rien. Il chante, joue de la flûte, et se définit tout naturellement comme Acteur, Novateur, Artisan Poète.
Mais c’est avant tout un penseur.
Un penseur selon qui la grandeur d’une société se définit par la condition du plus faible, et c’est pourquoi il tient un rendez-vous citoyen hebdomadaire afin d’échanger en toute simplicité avec les passants. Grand amateur de poésie et très agile de ses mains, Michel est un vrai personnage.
Vivant dans la rue depuis plus de vingts ans, Michel est un fervent défenseur d’une justice sociale, prônant une « assemblée constituante prescrivant le code de propriété du territoire ». La démocratie, dit-il, c’est le peuple, le propriétaire du territoire.
J’ai rencontré Michel à l’époque où je passais du temps sur le Pont Saint Louis, véritable melting pot culturel, rendez-vous de nombreux artistes de rue, musiciens, clowns, marionnettistes… Certains ont fait leur chemin, de festivals en festivals, d’autres restent fidèles au poste.
Je vous invite donc à aller rencontrer Michel Godin des Mers tous les vendredi soir sur le Pont Saint Louis, au cœur de Paris, entre l’île Saint Louis et l’île de la Cité.
Bonne nuit amis d’ici et d’ailleurs !
















