L’idée me trottait dans le tête depuis un petit bout de temps, c’est maintenant chose faite !
Bon allez, le suspense a assez duré, venons-en au fait : j’ai aujourd’hui développé mon premier film noir et blanc !
Quel plaisir de dérouler la pellicule dans le noir complet, de préparer les différentes chimies avec minutie, de chronométrer consciencieusement chaque étape et surtout, à la fin de ce long processus, de découvrir enfin les images tant convoitées.
Cette expérience est donc l’occasion de vous présenter la première photo tirée de ce développement. Le même cliché pris avec un appareil numérique n’aurait eu aucun intérêt, mais j’espère à travers cette démarche, avec ce retour aux choses simples, améliorer mon sens artistique, et gagner en créativité.
Pour les curieux et amateurs de photo, celle-ci a été réalisée avec une « Goldy box », appareil très en vogue dans les années 40, dans laquelle était monté une bobine de pellicule 120. Que du bonheur dans la simplicité ! Notons aussi que les divers défauts qui apparaissent sur l’image ne sont pas du à une quelconque retouche ou à de la poussière, mais bien à des défauts de l’optique.
Tada tadam…
A suivre, de beaux portraits enregistrés sur cette même pellicule 120…
A bientôt amis d’ici et d’ailleurs !
Tags: argentique, pellicule 120, sel d'argent
Bonsoir,
Alors que la fin de l’année approche, vient avec elle le temps des bonnes résolutions pour 2011 : de mon côté, il s’agira principalement de me libérer du temps pour la photo « plaisir ». Et par la même occasion de reprendre avec vigueur, enthousiasme et entrain la rédaction de ce blog, et le plaisir de mêler photo et écriture…
En attendant, je vous propose de visiter quelques sites web très différents mais qui ont pour point commun de ne pas m’avoir laissé indifférent.
Un grand classique tout d’abord, The Big Picture du site Boston.com qui reprend régulièrement les photos d’agence marquantes pour illustrer l’actualité, et nous propose ici une rétrospective de l’année 2010. Attention, certaines images sont vraiment choquantes.
http://www.boston.com/bigpicture/2010/12/2010_in_photos_part_1_of_3.html
Ensuite, un reportage au bout du monde de Bastien Pons qui a choisi de nous présenter sa vision de l’Inde, pays riche en couleur et en contrastes à travers des photos noir et blanc. De magnifiques images chargées d’émotion, que Bastien nous présente avec recul et humilité.
http://www.reportagesphotos.fr/A2505-reportage-anti-reportage-sur-l-inde-de-bastien-pons.html
Enfin, et sur un thème complètement différent, une série de photos que j’adore et que l’on doit à Susana, une copine hôtesse de l’air et photographe qui propose à travers ces quelques clichés un regard particulier sur les avions et leurs équipages.
http://www.darqroom.fr/portfolio/11229
Je dois vous avouer que je passe beaucoup de temps sur des blogs traitant de technique, de matériel ou encore d’idées photographiques diverses, des « blogs pour photographes » en somme. Ce n’était pas vraiment l’idée de ce court billet, mais je ne peux résister à la tentation de citer pour les quelques amateurs de photographie qui traineraient par ici mes trois blog de référence :
-> http://blog.aube-nature.com/ Le blog de Cédric Girard, photographe animalier qui m’a donné envie de me lancer dans la photographie… C’est dire à quel point il a su être convaincant à travers ses images. Des articles passionnants, en particuliers concernant l’importance de la connaissance des espèces dans le but d’obtenir une belle photo.
-> http://fotoforom.free.fr/ qui se définit tout simplement comme « un blog photographique », et qui est en fait un peu touche à tout : astuces, bricolage, interviews, expos : tout y passe ! En bref, un lieu de découvertes.
-> http://blog.darth.ch/ « Le couteau suisse de la photo » qui est pour moi une source d’inspiration et de réflexion. De belles images, des conseils , des rappels toujours bons à prendre, des idées, et tout cela teinté d’une pointe d’humour : que demander de plus…
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année, et à vous dire à très vite pour de nouvelles aventures en texte et en image. C’est promis !
Joyeux Noël,
Julien
En ces jours de grand froid et sous l’épais manteau neigeux recouvrant une partie de l’Europe, il me vint à l’esprit l’idée de réaliser une recette de saison. Je veux dire, quelque chose qui réchauffe son homme !
Je vous entends déjà murmurer des noms de mets savoureux évoquant l’agréable cuisine d’une grand-mère et de délectables souvenirs culinaires…
Certains penseront peut-être au carré de porc rôti à la sauge qui ne laissa pas indifférentes leurs papilles l’an passé.
D’autres gourmands préfèreront imaginer le crumble de noix de pécan aux fruits rouges qui mêle avec harmonie la douceur du sucre et l’acidité des baies aux couleurs chatoyantes.
Mais permettez moi cher et vénérable lecteur, de vous dire que vous souffririez d’un cruel manque d’originalité si vous vous contentiez de telles propositions ! Pourquoi ne pas prendre le contre-pied à toutes ces idées reçues en dégustant aujourd’hui une orange givrée, de quoi s’imprégner de cette belle saison hivernale qui nous fait l’honneur de sa venue.
Seul bémol à cet élan d’enthousiasme : je n’ai pas réussi à trouver la recette dans mes livres de cuisine… et j’ai donc décidé de laisser aller mon imagination à la quête de l’orange givrée !
Et oui, tout ça pour en arriver là… Il y a des jours où le photographe frileux décide de ne pas quitter le studio, obligeant le rédacteur de blog à faire preuve d’une inspiration débordante pour justifier ses idées photographiques saugrenues…
Tags: glacon, hiver, orange givrée, recette
Bonsoir,
Suite aux demandes incessantes, je me vois résigné à vous proposer à nouveau un petit défi :
« La photo mystère n°2″
Votre mission est toujours la même : trouver ce qui se cache derrière la photo masquée.
Vous aurez bien sûr droit à des indices régulièrement distillés si la réponse tarde à venir…
A vous de jouer maintenant !
Résultat :
Une goutte de coucher de soleil, un soupçon de romantisme, une pincée de souvenirs… Voila ma recette d’une belle photo cucul !
Mais avouez qu’il est parfois très difficile de sortir de ce travers quand on essaie de faire un beau cliché dans un endroit revisité par tous les photographes de la planète.
Encore pire, quand vous vous retrouvez livré à vous-même un beau soir d’été sur une plage déserte, le soleil descendant doucement sous l’horizon…
Comment ne pas appuyer sur le déclencheur quand les rayons du soleil viennent se disperser derrière un nuage, illuminant la nature d’une lumière étincelante ?
Encore mieux : Paris, la ville de l’amouuuur ! Son ambiance féérique ! Ses lieux historiques ! Son côté glamouuur !
Un contre-jour sur Notre Dame, au moment où une péniche glisse sur la Seine… pouvait-on faire pire ?
D’avance toutes mes excuses aux lecteurs du premier jour qui auront aujourd’hui droit à du déjà vu. Il me semblait cependant intéressant faire partager ce billet avec les lecteurs du blog « Regards d’ici et d’ailleurs » :
Afin d’affiner les modèles numériques de prévision météo, il est nécessaire de connaître de façon précise l’état actuel de l’atmosphère. Les lâchers de ballon-sondes permettent à ces fins d’établir un profil vertical de l’atmosphère, jusqu’à une altitude d’environ 20km.
Le lâcher a lieu tous les matins aux alentours de 6h45. La première étape consiste alors à étalonner la sonde de mesure. Celle-ci comporte des capteurs de pression, de température, et d’humidité, ainsi qu’un récepteur GPS qui permet de déterminer le déplacement de la sonde dans la masse d’air et donc le vent en altitude. Les paramètres seront mesurés chaque seconde et envoyés au sol via un émetteur radio. L’étalonnage est réalisé en plaçant la sonde dans un caisson relié à un ordinateur, dans le but d’égaliser les valeurs des deux instruments.
Vient ensuite la préparation du ballon, qui est gonflé à l’hélium. La quantité de gaz à insérer dans le ballon est déterminée à l’aide de poids qui doivent équilibrer la force vers le haut. Sous le ballon est accroché un parachute (rouge sur les photos), qui permettra de ralentir la chute de l’ensemble, afin d’éviter que quelqu’un ne se le prenne violemment sur la tête. Il ne s’agit en effet pas de pouvoir récupérer la sonde, celle-ci étant à usage unique : si vous trouvez un ballon-sonde (qui peut s’être déplacé de plusieurs dizaines de kilomètres depuis son site de lâcher), vous pouvez néanmoins le renvoyer par la Poste à l’adresse indiquée afin de pouvoir procéder à son recyclage. Mais il ne sera en aucun cas réutilisé pour des mesures.
Avant de procéder au lâcher, il convient alors pour le météorologiste de contacter la tour de contrôle de l’aéroport afin d’obtenir une autorisation, dans le but de ne pas interférer avec le trafic aérien. La sonde comporte un transpondeur permettant aux aiguilleurs du ciel de suivre précisément le déplacement du ballon sur leur écran radar et d’éviter toute collision.
Différents systèmes (bobine de fil, fil de caoutchouc) permettent d’éloigner autant que possible la sonde du ballon afin que les mesures ne soient pas faussées. Il faut savoir que la montée jusqu’à 20km dure environ une heure et demie, et que dans de rares cas le ballon explose durant l’ascension, principalement à cause d’orages voisins.
Sous les latitudes de Guadeloupe, la tropopause se situe aux alentours de 15km d’altitude, et à environ 11km en métropole. Il s’agit de la limite entre la troposphère (couche d’atmosphère dans laquelle nous nous trouvons) et la stratosphère. C’est-à-dire qu’à partir de cette altitude la température reste stable et aucun phénomène météorologique majeur ne se produit. Les mesures au-delà sont donc nettement moins intéressantes.
Les données transmises par la sonde vont justement être exploitées de différentes façons. Elles vont tout d’abord être envoyées automatiquement sur le réseau météorologique mondial et serviront à renseigner les modèles de prévision numérique, en complément des mesures au sol et des images satellites. Au niveau de l’exploitation, tout est automatisé.
Le centre météo du Raizet va utiliser les données afin d’établir un émagramme, c’est-à-dire un graphique représentant les évolutions de température, de pression, d’humidité et de vent en fonction de l’altitude. Il s’agit d’un outil de première importance pour les prévisionnistes.
Le Raizet occupe une place très importante dans le sens où il s’agit de la station de radio-sondage la plus à l’est des Caraïbes. Ses informations sont donc utilisées dans le monde entier, en particulier par les prévisionnistes américains de Miami lors d’épisodes cycloniques.
A plus petite échelle, les données de vent en altitude permettent d’étudier les déplacements de fumée et de cendre du volcan Montserrat, lorsqu’il est en éruption.
Et voila, vous savez tout sur les ballon-sondes !
Je profite aussi de ce billet pour faire un peu de publicité pour l’agence Naturimages avec laquelle je collabore actuellement. Naturimages diffuse en effet comme Reportage du Mois, la série de photos réalisée cet été au centre météo de l’aéroport du Raizet.
Reportage « Ballon-sonde : à quoi ça sert ? »
Les photos de cet article sont diffusées par Naturimages
Tags: ballon, météo, naturimages, reportage, sonde
Cette nuit nous avons changé d’heure pour passer à l’heure d’hiver ! Quelle drôle d’idée…
A 3h du matin, il n’était plus que 2h, c’est à dire qu’une heure après il était de nouveau 3h. Mais si quelqu’un vous avez donné rendez-vous à 3h, est-ce qu’il s’agissait du premier (je veux dire 3h après minuit) ou du deuxième (4h après minuit) ?
Imaginez la situation :
(musique angoissante)
Le mafieux : « Vous me remettrez le sac de billets devant la boulangerie cette nuit à 3h précises, sinon j’égorge le poisson rouge »
(le plan passe sur le propriétaire affolé du pauvre animal)
Le propriétaire affolé du pauvre animal : « Bien sûr Monsieur le Mafieux ! Mais ne faites pas de mal à Bubul s’il vous plaît »
(on entend le mafieux raccrocher le combiné)
(durant la nuit, à 3h précises, le propriétaire affolé du pauvre animal attend à l’endroit convenu avec le sac de billets)
Le propriétaire affolé du pauvre animal : « J’attends depuis maintenant 10 minutes, et personne ne vient. Quelle horreur ! »
En fait, le mafieux étant une personne prévoyante, il avait déjà changé l’heure de sa montre. Et le propriétaire du pauvre animal se faisait du mouron pour rien et n’avait plus qu’à attendre 50 minutes.
Moralité : si un mafieux kidnappe votre poisson rouge, pensez à lui demander s’il a déjà changé d’heure !
Mais qu’est-ce qu’il nous raconte encore celui-là ?… Bon, il est vrai que mes propos peuvent paraître confus pour le moment, mais je peux vous assurer que mes pensées elles, sont totalement en ordre !
Vous le connaissez lui, le petit rouquin. Ce rongeur qui vit dans les arbres et qui passe son temps à grignoter, le chanceux ! Sciurus vulgaris pour les érudits se fait appeler écureuil roux par le commun des mortels. Rassurez-vous tout de suite, je ne vous ferai pas un exposé sur notre ami Sciurus ! Mais cette petite bête me fait quand même bien rire…
Vous savez que Monsieur enterre ses provisions avant l’hiver, tel la fourmi sa voisine. Mais autant la fourmi n’est pas prêteuse, autant Sciurus est généreux. A son insu certes, mais généreux tout de même !
En fait, l’écureuil roux profite de la période automnale pour faire des provisions, en enterrant ou en cachant des graines et autres noix et noisettes. Le problème c’est qu’il a une mémoire de moineau (les lecteurs du premier jour se souviendront de Colombo), et qu’il ne se souvient donc pas de ses cachettes !
C’est pourquoi il joue un rôle très important dans la dissémination des graines et l’enrichissement des forêts.
L’hiver ne va à présent pas tarder à arriver et avec lui Sciurus vulgaris que nous connaissons maintenant dans son intimité va devoir partir à la chasse aux cachettes. Il profitera donc des périodes les plus chaudes de la journée pour montrer son pelage épaissis par le froid, et enchanter petits et grand enfants par sa seule présence.
Allez donc vous promener dans les bois amis d’ici et d’ailleurs !
Quelle difficulté que de choisir un thème à vous proposer chaque semaine ! Je ne peux donc pas me résoudre à faire un choix absolu. Un grand nombre d’idées me viennent à l’esprit, très variées, mais ne prêtant pas toujours à un article comme je les aime, et comme j’essaie de vous les faire aimer…
Au programme des prochains temps, la deuxième partie du cours de météo sur la formation des nuages, mais aussi un challenge que je me lance et auquel je vous propose de participer : descendez dans la rue et tirez le portrait d’inconnus faisant une grimace devant votre objectif. Pas facile, je sais, mais enrichissant à mon avis ! Et un travail qui nous réserve de belles images ! J’attends donc vos propositions…
Mais pour en revenir à nos moutons, il me semble que la photo du jour mérite quelques explications :
« Lecteur, lectrice, le treizième arrondissement de Paris ! Pas sa face qu’on préfère montrer bien entendu. Pas non plus une face sombre et menaçante. Non, simplement le treizième comme je le vois quand je pars en promenade photo. Il est parfois intéressant de vagabonder sans but, un appareil à la main. Et peu à peu les idées viennent s’écrire et s’ordonner sur la pellicule. L’impersonnalité des voitures qui filent sur l’autoroute renvoie sans vraiment s’y opposer à cet autre lieu qu’on imagine aisément plein de vie malgré les barreaux aux fenêtres. Et cette impression s’impose à moi dès que je photographie une voiture en mouvement.
On imagine un microcosme à l’intérieur du véhicule, dans le sens d’une image réduite de la société. De la vie, des liens sociaux, des gens qui échangent, qui rient, qui pleurent. Mais de l’extérieur, il s’agit simplement d’une rupture très brève et extraordinairement impersonnelle de la tranquillité du lieu. Dehors, rien qu’une impression de solitude une fois que le bruit de moteur disparaît au loin.
C’est cette idée de solitude qui m’amène ainsi à conclure cette digression philosophique, ce court parcours photographique à travers Paris, avec une photo des quais de Seine. »
Bon, je vous rassure immédiatement, j’avais juste envie de me laisser aller à quelques réflexions, à une promenade sans savoir où elle allait me mener. De mon côté, je suis en pleine forme ! L’idée ici était de diversifier les thèmes abordés sur le blog, car je ne sais pas encore trop dans quelle direction aller. Ca viendra au fur et à mesure, en fonction de vos retours et de ce qui me plaît le plus à écrire et photographier.
Je vous invite donc à me soumettre des idées d’articles si vous en avez, et vous rappelle le challenge du moment qui consiste à descendre dans la rue et à tirer le portrait d’inconnus faisant une grimace devant votre objectif !
A très bientôt amis d’ici et d’ailleurs !
















